En bref : les trains anciens trouvés dans une famille française sont le plus souvent de trois types. Les trains en tôle lithographiée ou peinte à l’écartement 0 (32 mm entre les rails), signés Hornby, JEP ou LR, datent des années 1920 à 1950. Les premiers trains HO en plastique et métal, Hornby-acHO ou Jouef, datent des années 1960 et 1970. Entre les deux, quelques marques ont produit du 0 en plastique ou du S. La marque se lit presque toujours sur le matériel lui-même ; la valeur dépend de l’état, de la complétude et de la boîte.
Mesurer l’écartement avant tout
Posez un double décimètre entre les deux rails. 32 mm : vous êtes à l’écartement 0, le train de jouet classique. 16,5 mm : c’est du HO. Cette mesure tranche tout de suite entre le jouet en tôle d’avant 1960 et le modélisme moderne.
Les trains en tôle : Hornby, JEP, LR
Hornby, marque de Meccano, a été fabriquée en France à Bobigny. Les locomotives portent souvent la marque sur la cabine ou sous le châssis, et les wagons des marquages de compagnies françaises (Nord, PLM, Est). JEP (Jouets de Paris) est l’autre grand nom français de la tôle, avec des modèles parfois très élaborés, mécaniques ou électriques. LR (Le Rapide) a produit des trains plus simples et très répandus. La lithographie, la couleur des roues, le type de mécanisme (à clé ou électrique) et les marquages permettent de dater une pièce à quelques années près. Les ouvrages spécialisés et les collectionneurs de ces marques sont précis sur le sujet ; en cas de doute, décrivez ce que vous voyez sans affirmer une date.
Les premiers HO : Hornby-acHO et Jouef
Au début des années 1960, Meccano France lance Hornby-acHO, une gamme HO de matériel français en métal et plastique, reconnaissable à sa voie à ballast métallique et à ses boîtes à fenêtre. Jouef, installé à Champagnole, produit en parallèle du HO en plastique qui deviendra le train des familles françaises pendant trois décennies. Ces modèles sont beaucoup plus fréquents que la tôle : leur valeur dépend surtout de la version, de la complétude et de la boîte.
Ce qui fait la valeur d’un train ancien
- La complétude : une locomotive avec son tender, un wagon avec ses portes et ses tampons, un coffret avec ses rails et son transformateur.
- L’état de la tôle : la lithographie sans rayure profonde ni rouille vaut bien plus qu’une pièce repeinte. Ne repeignez jamais, ne décapez jamais.
- La boîte : les boîtes en carton d’époque, même fatiguées, comptent beaucoup.
- Le mécanisme : précisez s’il tourne, mais ne forcez pas un mécanisme bloqué : un ressort cassé coûte cher à remplacer.
Ce qu’il ne faut pas faire
Ne nettoyez pas la tôle à l’eau ni avec un produit ménager : la lithographie part avec la poussière. Un chiffon doux et sec suffit pour la photo. Ne branchez pas un vieux transformateur sans l’avoir fait vérifier : les isolants de l’époque ont vieilli. Ne séparez pas un coffret pour vendre les pièces une à une avant d’avoir estimé l’ensemble.
Vous avez retrouvé des trains dans une succession ? Notre guide Vendre une collection héritée vous accompagne pas à pas, et vous pouvez nous écrire avec quelques photos.